Villeneuve d'Olmes : l'industrie

l'industrie
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Un village industrialisé depuis le Moyen Âge
Les seigneurs de Lévis mettent en oeuvre, dès le début du XVe siècle au plus tard, un canal d’amenée permettant de dériver l’eau du Touyre et de la restituer après utilisation. Il fait fonctionner une mouline (forge) (B) en 1413. S’y ajoutent probablement la scierie de 1452 (remplacée ensuite par une forge) et le moulin à farine (G) de 1510. Au XIXe siècle, à la suite de l’abolition des privilèges, nombreux sont les particuliers qui demandent une autorisation pour se servir de l'eau. En 1816, madame Lacube construit une filature (C). En 1823, Adrien Verdier souhaite transformer sa clouterie en foulerie (F). Elle est finalement remplacée par un moulin à farine et à huile 20 ans plus tard. Les clouteries sont particulièrement présentes sur le village puisqu’on en connaît au moins deux autres : celle de monsieur Fargues (E) et celle de la famille de Lévis (D), toujours investie dans l'industrie. Dans la 2ème moitié du XIXe siècle, une scierie est ajoutée en amont de toutes ces usines (A). Un autre pôle existe au domaine de " Saint-Nestor " (I et J). En 1831, les propriétaires y construisent une filature, une foulerie et une scierie.

Un haut fourneau à Villeneuve d’Olmes
Dès le Moyen-Âge, les seigneurs de Lévis créent des moulines. Ces forges s'appuient sur le système du bas fourneau, réduction directe du minerai par le feu, pour obtenir le fer. Ce procédé, sans cesse amélioré au fil des siècles, est plébiscité par le milieu montagnard pyrénéen même lorsque le système du haut fourneau (production de fer passant par l’intermédiaire de la fonte) se généralise partout ailleurs au XIXe siècle. C’est un choix délibéré car la mise en oeuvre du bas fourneau s’avère bien adaptée aux conditions locales. On sait qu'une forge " à la catalane ", relevant de ce procédé mais bénéficiant des améliorations du XVIIe siècle, fonctionne en 1699 en remplacement de l'ancienne mouline (B). Il y a pourtant eu deux tentatives d'introduire le haut fourneau à Villeneuve d’Olmes au lieu-dit " La Fonde ". En 1533, Guillaume Delors, marchand ferrier de Toulouse, y construit une forge et son martinet (H). Sa forge, dite " à la génoise ", repose sur une technique qui utilise aussi bien le bas que le haut fourneau, entraînant des alternances de réduction directe et indirecte. Cette méthode, qui provient d’Italie, semble avoir été amenée sur le territoire par les seigneurs de Lévis sur un autre projet. Elle dure jusque vers 1556. La 2ème tentative date de 1793. Le mécanisme des soufflets est saboté par des gens du pays. Leur capacité à faire échouer la mise à feu montre qu'ils connaissaient bien le système du haut fourneau même s’ils ne l’avaient pas adopté. Après la Révolution, cet ensemble hydraulique est rendu à la famille de Lévis qui y aménage un martinet. Il en est de même pour la forge à la catalane (B) qui emploie jusqu’à 44 ouvriers en 1811 avant de fermer vraisemblablement en 1856. Les bâtiments industriels, qui vous font face aujourd’hui, comportent une cheminée sur l’arrière.

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